Retour sur une journée mémorable sur l’aviation légère et l’environnement.


On ne pourrait citer tout le monde tant les débats étaient riches en contenu et tous aussi intéressants les uns que les autres. Néanmoins, nous nous  permettrons de souligner quelques thèmes marquants et récurrents de cette journée:



“Peu importe ce qu’on dit ou ce qu’on fait c’est la perception de ce qu’on fait qui est important”, cette phrase rapportée par le Sénateur Honoraire Alain Gournac, résume bien l’état d’esprit de cette journée!

Pour arriver à impliquer les riverains dans leur aérodrome, Patrick Charles, Maire de Toussus, réinvente l’aérodrome en prenant les contraintes environnementales pour une opportunité. Grâce à la FFA, il en profite pour introduite l’avion électrique à Toussus tout en initiant un travail de fond sur l’aviation légère avec le programme Calipso et des pistes de réflexion sur la réduction de l’empreinte sonore du trafic aérien Nobeltussois.

Raoul Gaillard (FFA/CRAIF) appuiera l’idée d’intégrer l’aérodrome dans son environnement en montrant qu’il est un partenaire utile économiquement et culturellement: “les riverains doivent s’approprier l’aérodrome”

Parallèlement à ces concepts, des entreprises et experts ont parlé de leurs avances en matière de réduction sonore: l’ONERA avec son projet ANIBAL et SCAITECH avec ses silencieux, notamment.
La DGAC et ADP ont appuyé ces initiatives par leur présence et interventions (DGAC).

Jean-Luc Charron, président de la FFA, clôturera les ateliers par son dynamisme et sa conviction que l’électrique n’est pas une fin en soi mais répond à une problématique ciblée ( les tours de piste) et ouvre la porte à d’autres moyens comme le moteur hybride, par exemple.

Cette journée se termine par une table ronde animée par Vanessa Petroutchouk, chargée de projets Innovation & Affaires Transversales pour l’Aérodrome Innovant Paris-Versailles-Saclay et l’intervention d’un riverain mécontent de ne pas avoir d’interlocuteur pour répondre au survol irrégulier du territoire. Patrick Charles propose d’avoir un interlocuteur dédié (ADP, DGAC) pour répondre à ses demande.

En conclusion, beaucoup de choses ont été mises en place pour apaiser la relation entre aviation légère et riverains mais il reste encore des pierres d’achoppement: l’hélicoptère (Patrick Charles), l’aviation d’affaire (soulevée par Jacques de Givry, association de riverains) et l’interlocuteur pouvant répondre aux riverains constatant des survols “irréguliers”
 
A suivre donc…

Article & Photos Bruno Muthelet


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